Thibaud,
Notre grand frère, aîné de la fratrie et tant aimé. Jamais nous n' aurions pu imaginer être ici, devant toi, à prendre la parole devant ta famille réunie, Alice ton adorée, tes nombreux et chers amis et connaissances.
Thibaud, Nous te voyons encore rigoler et sourire avec tes amis jouant aux fléchettes en ce jeudi 30 avril à la Maison des familles à Besançon. Tu connaissais l' issue proche, tu profitais de chaque instant. Ton courage et ta dignité resteront à jamais dans notre cœur.
"Parfait merci" ces mots que tu répétais à chacune des attentions de papa et de maman, lorsque l'on t'apportait par exemple un cône glacé ou que l'on recouvrait ses épaules de ta veste de peur que tu prennes froid.
La générosité et la gentillesse te définissaient si bien. Tu étais profondément attentionné, toujours le premier à penser aux autres, toujours le premier à réfléchir au cadeau qui ferait plaisir.
"L'amour des siens n'est pas la haine des autres" — c'était ta devise. Elle disait tout de ton engagement humaniste, et de cette façon que tu avais de détester l'injustice avec une sincérité rare.
Notre Titi… Tu avais un esprit fin et vif. Nos débats politiques et sociétaux rendaient nos repas plus qu'animés — dignes d'une fiction de Spielberg : il fallait voir ça.
Mais Thibaud, tu étais aussi quelqu'un de profondément passionné. Le foot, évidemment — vive Sainté au passage.
Tes amis.
Et aussi Alice … "ta femme", comme tu aimais tant l'appeler.
Et puis il y avait toutes ces passions plus inattendues qui faisaient aussi partie de toi : Geoguessr, les jeux de sociétés (que tu n’aimais pas perdre), le basket, ton chat passif-agressif, jouer au foot au FC Giro-Lepuix, la préparation des événements de ta Teams, tes déplacements aux quatre coins de la France et ailleurs avec tes amis — et la bière que tu avais essayé de fabriquer avec ton kit de brasseur… avec plus ou moins de succès, d'ailleurs et tant d’autres projets..
Mais ce qui te rendait unique, c'était aussi ce sarcasme bien à toi. Précis, piquant… parfois même un peu trop. Je pense que beaucoup de personnes ici ont déjà été la cible de ton ironie.
Mais ce qui est fou, c’est que même dans les moments les plus difficiles, à l'hôpital, tu continuait à faire preuve d’ironie — comme si rien ne pouvait vraiment t'éteindre.
C'était ta façon d'être, jusqu'au bout.
Au fond, qui aurais-tu été, Thibaud, sans ton regard, sans ton sourire de beau gosse — sans toutes ces qualités qui faisaient de toi un grand frère et un fils formidable.
Nous avons partagé avec toi des souvenirs de qualité, des moments inoubliables remplis d'amour, de taquinerie et de joie. Souviens toi de nos vacances à Gozo, en Corse, à Saint-Romain-d'Ay et ailleurs — nos soirées tous ensemble — les parties de foot, de pétanque et de fléchettes — les soirées match devant Sainté autour d'un apéro saucisson-bière, et tant d'autres moments qu'on gardera précieusement.
On a eu de la chance de t'avoir dans nos vies. Vraiment.
Mais la vérité, c'est qu'on ne peut pas revenir en arrière.
Alors il nous reste autre chose.
Il nous reste toi.
Dans nos souvenirs.
Dans nos habitudes.
Dans nos cœurs.
Pour toujours.
Nous prendrons exemple sur toi.
Je ne sais pas où tu es aujourd'hui. Mais j'imagine que si tu vois tout ça… Tu dois déjà avoir un commentaire à faire. "Parfait, merci."
Et honnêtement… ça nous manque.
Tu nous manques.
Alors merci, Thibaud.
Merci pour tout ce que tu as été.
Merci pour tous ces moments de complicité et de fraternité.
Et ne t'inquiète pas —
on continuera à parler de toi.
Parce qu'au fond…
tu es notre grand frère, notre pilier, notre modèle.
Papa, Maman, et tous ensemble, on te le dit ensemble :
Nous t'aimons profondément, et nous sommes très fiers de la belle personne que tu étais.
Tu nous manques déjà tellement, Thibaud.
Noah & Robin
Papa & Maman